Ouvrier process et chef de poste usine SNC Lastours, mine d’or

Description du poste

DATE D’ÉLABORATION : FÉVRIER 2018

Description des activités
Le chef de poste et l’ouvrier process étaient confrontés aux mêmes conditions de travail. Travail en 3×8.

L’agent de maîtrise avait la responsabilité du bon fonctionnement de l’usine, il encadrait une équipe de huit personnes.

L’unité était très bruyante (broyeur à boulets, moteur de pompes, agitateur, etc.).

Le personnel était exposé à plusieurs produits toxiques :

Poussières de chaux pour la fabrication du lait de chaux. Souvent, il était amené à nettoyer la cuve de préparation ainsi que le puisard dans un nuage de poudre de chaux, suite à un bourrage de la cuve de préparation avec, pour protection, un masque en papier.

Exposition aux fumées du four de régénération du charbon.

Exposition aux poussières d’anciennes plages de stockage de minerai.

Régulièrement, le personnel changeait des barres de relevage du broyeur, dans des conditions difficiles (chaleur, humidité, et vapeur de pulpe contenant des produits chimiques) avec, pour protection, une combinaison et un masque en papier.

Expositions
Poussières de minerai : silice, arsenic, HAP.

Région

Type de mine

Risques

Liés à l'environnement
Bruit   

Suivi médical

Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.

Arsenic :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
✖ Consultation médicale tous les deux ans.
✖ Radiographie pulmonaire tous les deux ans.
✖ Surveillance dermatologique
✖ Ainsi qu’une surveillance échographique abdominale de l’étage sus-mésocolique tous les deux ans.
Silice cristalline

HAP et amines aromatiques :
Dans le cadre du protocole de la CPAM (amines aromatiques) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un examen cytologique urinaire tous les deux ans.

Considérant la nature, la multiplicité et les niveaux d’exposition, il est conseillé que ces examens soient réalisés et complétés d’un examen clinique spécialisé régulier dans une structure compétente en pathologie professionnelle qui coordonnera les Examens de dépistage.
Il lui appartiendra, entre autres, d’adapter la surveillance pour les cancérogènes pouvant avoir le même organe cible, notamment ceux non pris en compte par le protocole (silice, arsenic par exemple, pourraient justifier une TDM régulière).

Type d'environnement
Type de produit