Mineur haveur au traçage, mine de potasse
Description du poste
DATE D’ÉLABORATION : DÉCEMBRE 2017
Description des activités
Le mineur haveur de traçage devait remettre des voies à la bonne section, tracer de nouvelles galeries.
Il était amené à faire les pleins de l’huile hydraulique (THM8) destinés au fonctionnement de sa machine (Paurat, Jeffrey, Stéphanoise, Alpine ou matériel Joy).
Il changeait les pics au carbure de tungstène des tambours de sa machine dont il graissait ou huilait les logements.
Il manutentionnait du matériel lourd et utilisait des outils à main vibrants (marteaux-piqueurs) ou roto-percutants : perforatrices électriques, hydrauliques (huile électrique) ou pneumatiques pour son chantier.
Il forait des trous de dégazage (méthane) à l’avancement des travaux.
Selon la méthode de traçage dont il se servait, il utilisait le tir de mines (explosifs de type titamax, securex et autres) pour le creusement de la galerie et en subissait les fumées.
Son aérage étant en cul-de-sac, il était exposé aux poussières et gaz provenant des engins diesel ou de camions- navettes électriques (Joy 10 SC) transportant le minerai ou le matériel, et à celles de leurs systèmes de freinage.
Pendant le havage, il était également soumis aux poussières de sel (potasse et NaCl) et aux schistes (silice, quartz). Sa seule protection pouvait être un filtre en coton.
Expositions
Poussières de minerai : silice, poussières de sel, huiles mécaniques et hydrauliques, amiante, explosifs et fumées d’explosifs, particules fines de diesel, émanations des moteurs thermiques, huiles pulvérisées.
Région
Type de mine
Risques
Suivi médical
Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.
Amiante :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
✖ Une consultation médicale
✖ Un examen tomodensitométrique (TDM) thoracique réalisés tous les cinq ans pour les personnes relevant de la catégorie des expositions fortes dans les conditions prévues par le protocole de suivi validé par la Haute Autorité de santé ou tout autre protocole approprié plus favorable.
Huiles minérales usagées :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
Contact cutané :
✖ Une consultation dermatologique tous les deux ans.
Inhalation de produits de combustion de ces huiles (HAP) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un Examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un Examen cytologique urinaire tous les deux ans.
Silice cristalline
Explosifs et fumées de tirs d’explosifs (HAP) : notamment dérivés nitrés et chloronitrés des hydrocarbures benzéniques, oxyde de carbone, vapeurs nitreuses.
✖ Examen médical tous les deux ans
✖ Numération formule sanguine, numération des plaquettes tous les deux ans.
Considérant la nature, la multiplicité et les niveaux d’exposition, il est conseillé que ces examens soient réalisés et complétés d’un examen clinique spécialisé régulier dans une structure compétente en pathologie professionnelle qui coordonnera les examens de dépistage.
Il lui appartiendra, entre autres, d’adapter la surveillance pour les cancérogènes pouvant avoir le même organe cible, notamment ceux non pris en compte par le protocole (radon, particules fines de diesel, émanations des moteurs thermiques, huiles pulvérisées, silice, par exemple, pourraient justifier une TDM régulière). Cette surveillance devra également prendre en compte la chaleur très importante qui facilite la pénétration des ACD dans l’arbre respiratoire.