Mécaniciens et chaudronniers, poste agent de maintenancen atelier jour, Gardanne
Description du poste
DATE D’ÉLABORATION : 26/07/2018
Le personnel assurait la maintenance de l’ensemble des ateliers du jour (lavoir, chaufferie, compresseurs, puits, parc à matériel) ainsi que la confection ou la réparation de matériel pour le fond (réparation d’engins, préparation de la taille, convoyeur…).
On trouvait l’amiante sous forme de plaques pour isoler, calorifuger ou protéger le matériel pendant la découpe au chalumeau ou la soudure, sous forme de tresse (garniture de la pompe), de joint de tuyauterie, de stockage de conduite, freinage de bandes transporteuses. L’amiante se trouvait aussi dans les plafonds du réfectoire. Ce matériau était manipulé, découpé ou tronçonné sans précautions particulières.
Le personnel des ateliers centraux était également en contact avec :
✖ Les gaz d’échappement quand il travaillait dans une zone de circulation d’engins au fond ou au cours de réparations de ces derniers. Les gaz des chariots élévateurs diesel étaient conséquents.
✖ Les fumées et les diverses projections de soudure, de découpe, de meulage ou de tronçonnage (peu ou pas d’aspiration en atelier et pas de possibilité d’aspiration en dépannage).
✖ Des huiles de coupe sur les machines-outils (tour, fraiseuses, scies, perceuses).
✖ Des huiles mécaniques (réducteurs, huile de freinage).
✖ Des huiles hydrauliques (vérins, circuits hydrauliques).
✖ Tous les lubrifiants, les décapants (type trichloréthylène) et dégrippants utilisés en maintenance.
✖ Des colles.
✖ Des produits chimiques type « white spirit » ou autres dérivés de pétrole, du fuel et des métaux lourds.
✖ Des peintures.
✖ Des particules de caoutchouc.
✖ Des graisses spéciales pour la découpe de câbles des puits.
✖ Des vapeurs de particules de toutes ces préparations dans les interventions de dépannage ou de remise en état avec découpe au chalumeau, à la disqueuse et soudure.
Région
Type de mine
Risques
Suivi médical
Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.
Amiante :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
✖ Une consultation médicale
✖ Un examen tomodensitométrique (TDM) thoracique réalisés tous les cinq ans pour les personnes relevant de la catégorie des expositions fortes dans les conditions prévues par le protocole de suivi validé par la Haute Autorité de santé.
Hors protocole ou avec l’accord du médecin-conseil de la caisse :
✖ Au moins une fois, EFR avec diffusion du CO pour référence.
HAP :
Dans le cadre du protocole de la CPAM (amines aromatiques) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un Examen cytologique urinaire tous les deux ans.
Huiles électriques et minérales :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
Contact cutané :
✖ Une consultation dermatologique tous les deux ans.
Inhalation de produits de combustion de ces huiles (HAP) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un Examen cytologique urinaire tous les deux ans.
Solvants chlorés :
De natures diverses selon les périodes, leur pouvoir dégraissant était utilisé pour le nettoyage des pièces mécaniques. Ils étaient employés en espace confiné fréquemment et sans protection respiratoire, la protection cutanée se limitant aux gants de travail en cuir.
Benzène :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : numération, formule sanguine, numération des plaquettes tous les deux ans.
Chrome VI et poussières métalliques
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examen complémentaire : examen radiologique pulmonaire tous les deux ans.
Considérant la nature, la multiplicité et les niveaux d’exposition, ces examens seront réalisés et complétés d’un examen clinique spécialisé régulier dans une structure hospitalière compétente en pathologie professionnelle. Notamment, la polyexposition devrait notablement renforcer la surveillance dans ce cadre.