Mécanicien, poste de surface, Lorraine
Description du poste
DATE D’ÉLABORATION : 07/2023
Tâches et expositions
Ce mécanicien assurait la maintenance des bâtiments de surface ainsi que la confection ou la réparation de matériel pour le fond.
Il utilisait l’amiante sous forme de plaque pour isoler, calorifuger ou protéger le matériel pendant la découpe au chalumeau ou la soudure, sous forme de tresse (garniture de pompe), de joint de tuyauterie, de calorifuge, de flocage de conduite « Éternit », freinage de bandes transporteuses. Ce matériau était manipulé, découpé ou tronçonné sans précautions particulières.
L’opérateur était également en contact avec :
✖ Les gaz d’échappement quand il intervenait dans une zone de circulation d’engins ou au cours de réparation sur les tractochargeurs du fond.
✖ Les fumées et les diverses projections de soudure, de découpe, de meulage ou de tronçonnage.
✖ Des huiles de coupe sur les machines-outils (tours, fraiseuses, scies, perceuses…).
✖ Des huiles contenant des PCB (réducteurs, huile de freinage).
✖ Les huiles hydrauliques (vérins, circuits hydrauliques).
✖ Tous les lubrifiants, les décapants (type trichloréthylène) et dégrippants utilisés en maintenance.
✖ Des vapeurs et particules de toutes ces préparations dans les interventions de dépannage ou de remise en état avec découpe au chalumeau, à la disqueuse et soudure.
✖ Des peintures ainti-rouille au plomb.
Région
Type de mine
Risques
Suivi médical
Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.
Amiante (et silice et charbon) :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
✖ Une consultation médicale.
✖ Uxamen tomodensitométrique (TDM) thoracique réalisés tous les cinq ans pour les personnes relevant de la catégorie des expositions fortes dans les conditions prévues par le protocole de suivi validé par la Haute Autorité de santé.
Hors protocole ou avec l’accord du médecin-conseil de la caisse :
✖ Au moins une fois, EFR avec diffusion du CO pour référence (amiante + silice, évaluation de l’existence d’une pneumoconiose).
HAP particules fines de diesel et amines aromatiques (benzopyrènes, particules fines de diesel et gaz d’échappement des moteurs thermiques) :
Dans le cadre du protocole de la CPAM (amines aromatiques) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un examen cytologique urinaire tous les deux ans.
Huiles minérales et graisses notamment usagées :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
Contact cutané :
✖ Une consultation dermatologique tous les deux ans.
Inhalation de produits de combustion de ces huiles (HAP) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à
l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un examen cytologique urinaire tous les deux ans.
Silice cristalline
D’autres surveillances seront nécessaires en fonction des métiers.
Solvants dérivés du pétrole dont solvants chlorés et trichloréthylène
Fumées et particules métalliques et de soudage dont chrome VI, nickel, cadmium (opérateur atelier mécanique, opérateur fours, sécheurs farine, opérateur chaudières, garage jour) :
Dans le cadre du protocole de la CPAM (chrome VI) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examen complémentaire : examen radiologique pulmonaire tous les deux ans.
Dans le cadre du protocole de la CPAM (nickel) et hors protocole ou avec l’accord du médecin-conseil (cadmium) :
✖ Un examen médical par un médecin spécialiste en oto-rhino-laryngologie tous les deux ans.
✖ Examen complémentaire : un examen radiologique pulmonaire et des sinus de la face, complétés éventuellement par 5 ou 6 coupes frontales d’un scanner des sinus tous les deux ans.
Considérant la nature, la multiplicité et les niveaux d’exposition, ces examens seront réalisés et complétés d’un examen clinique spécialisé régulier dans une structure hospitalière compétente en pathologie professionnelle.
Notamment, la polyexposition devrait notablement renforcer la surveillance dans ce cadre