foreur/sondeur, mine d’or

Description du poste

DATE D’ÉLABORATION : SEPTEMBRE 2017-FÉVRIER 2018

Description des activités
Le foreur/sondeur avait la charge de faire les trous de foration ou de sondage dans les galeries (silice, radon,arsenic).

La foration de la roche s’effectuait à l’aide d’engins diesel ou jumbo, soit sur des perforateurs à air comprimé
manuels soit sur des perforateurs électriques très bruyants malgré les protections.

Les perforateurs manuels utilisaient l’air comprimé. Le tuyau d’air passait dans une bonbonne d’huile. À l’embout de la mèche de foration, il y avait deux trous. L’huile chauffée et montée en pression faisait que les odeurs et les vapeurs de celle-ci donnaient une ambiance bleuâtre dans tout le chantier. N’importe quelle huile était employée, la bonbonne devait être remplie plusieurs fois par poste (huile pulvérisée).

Des engins diesel (émanations des moteurs thermiques, particules fines de diesel) étaient utilisés pour amener le matériel au chantier.

De l’huile de coupleur ou hydraulique était également utilisée pour les engins.

L’opérateur s’occupait aussi de la mise en place et de l’entretien des conduites d’eau et d’air. Il chargeait également en poudre d’explosif les trous de foration qui avaient été effectués. Il maniait de fait les cordeaux détonants ainsi que les amorces. (Nitrate de fioul)

Ce personnel était amené à manipuler des charges lourdes et travaillait fréquemment à genoux ou en position semi-courbée.

Pour le transport du matériel dans les plans inclinés, des treuils « Samia » comportant des freins dits « Ferodo » étaient utilisés (amiante).

Les mineurs foreurs ne disposaient pas de protection particulière pour tout ce travail : masque en papier pour le visage ou nez de cochon avec filtre en papier alvéolé, bleu de travail, gants, casque, bottes de sécurité.

Comme tous les mineurs, ils portaient à la ceinture une batterie pour faire fonctionner leur lampe, celle-ci était remplie d’acide. Très fréquemment, les batteries fuyaient, perçaient les vêtements et irritaient la peau.

Expositions
Poussières de minerai : silice, arsenic, radon, cadmium, plomb.

Suivi médical

Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.

Amiante :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
✖ Une consultation médicale
✖ un examen tomodensitométrique (TDM) thoracique réalisés tous les cinq ans pour les personnes relevant de la catégorie des expositions fortes dans les conditions prévues par le protocole de suivi validé par la Haute Autorité de santé ou tout autre protocole approprié plus favorable.

Arsenic :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
✖ Une consultation médicale tous les deux ans.
✖ Une radiographie pulmonaire tous les deux ans.
✖ Une surveillance dermatologique
✖ Ainsi qu’une surveillance échographique abdominale de l’étage sus-mésocolique tous les deux ans.

HAP, particules fines et amines aromatiques :
Dans le cadre du protocole de la CPAM (amines aromatiques) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à
l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un examen cytologique urinaire tous les deux ans.

Huiles minérales notamment usagées :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
Contact cutané :
✖ Une consultation dermatologique tous les deux ans.
✖ Inhalation de produits de combustion de ces huiles (HAP) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un examen cytologique urinaire tous les deux ans.

Silice cristalline
Considérant la nature, la multiplicité et les niveaux d’exposition, il est conseillé que ces examens soient réalisés et complétés d’un examen clinique spécialisé régulier dans une structure compétente en pathologie professionnelle qui coordonnera les examens de dépistage.
Il lui appartiendra, entre autres, d’adapter la surveillance pour les cancérogènes pouvant avoir le même organe cible, notamment ceux non pris en compte par le protocole (particules fines de diesel, émanations des moteurs thermiques, huiles pulvérisées, silice, arsenic par exemple, pourraient justifier une TDM régulière).

Type d'environnement
Type de produit