Fendeur, poste de surface, mine d’ardoise

Description du poste

Le fendeur avait la responsabilité de la qualité de la fabrication selon les modèles qu’il devait faire dans l’ardoise.

Les repartons sortaient de l’atelier du débitage sur une bande pour les conduire dans l’atelier de fenderie. Tous passaient au poste de sélection et d’écroûtage pour les mettre dans un sabot de maintien dans le fil de pierre, le sabot était dirigé sur un circuit pour les emmener aux quatre machines à fendes (MAFCN : machine à fende commandes numériques).

La machine était équipée d’une tête avec un ciseau. Celle-ci calculait la largeur de chaque reparton et le nombre d’ardoises à faire selon l’épaisseur demandée. Ensuite, elle se positionnait sur le reparton, le ciseau le frappait et le fendait par injection d’air. Une fois l’opération finie, les ardoises fendues étaient guidées au poste du fendeur.

Celui-ci était équipé d’une table de tri sur laquelle le fendeur faisait basculer les ardoises sur le champ pour mieux voir les imperfections et faciliter le tri : sélectionner les ardoises selon la qualité (premier choix, deuxième choix), enlever les cassées, tous les défauts de fracturation, les noeuds…

Devant lui se trouvaient quatre rampes de rouleaux sur lesquelles il positionnait les ardoises en paquets de cinquante. La quantité variait selon l’épaisseur de l’ardoise.

Toutes les ardoises qui n’avaient pas de défauts sur le format étaient envoyées à une machine à rondir automatique, et toutes celles qui étaient écornées ou qui n’avaient pas le format souhaité étaient à tailler manuellement au poste du fendeur, à l’aide d’une machine à rondir équipée de crémaillères pour faire le modèle qui convenait le mieux.

C’était un métier très fatigant, toujours debout à piétiner. Le basculement des ardoises procurait beaucoup de problèmes physiques aux épaules, poignets, coudes, mains et doigts, au dos, mais surtout, énormément de poussières dues aux basculements des paquets et aux claquements des ardoises pendant le tri et le portage des ardoises pour les positionner sur les rampes.

Les fendeurs travaillaient avec un masque FFP2 ou FFP3.

Chaque poste était équipé d’une aspiration, insuffisante en puissance.

Avec la modernisation et l’évolution, le métier de fendeur est devenu trieur, il a perdu de son savoir-faire et l’amour du métier.

Avec les MAFCN, la production a triplé, les problèmes de santé (les T M S) se sont multipliés et aussi ces nouvelles machines ont généré beaucoup plus de poussières dans les ateliers dus à l’utilisation de l’air compressé pour la fente et le nombre de machines dans un petit espace (4 MAFCN, 2 MAFUC, 1 MARSA),

tous les ouvriers ont été exposés à la silice cristalline.

Exposition : silice cristalline et inhalation de vaporisation d’huile pneumatique.

Région

Type de mine

Risques

Liés à l'environnement

Suivi médical

Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.

Huiles minérales :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
Contact cutané :
✖ Une consultation dermatologique tous les deux ans.
Inhalation de produits de combustion de ces huiles (HAP) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un examen cytologique urinaire tous les deux ans.

Consultation de pathologie professionnelle (surveillance silice).

Type d'environnement
Type de produit