Electromécanicien, usine pyrométallurgie, seps, mine d’or
Description du poste
DATE D’ÉLABORATION : SEPTEMBRE 2017
Description des activités
Il s’agit d’une usine de récupération de métaux à partir de résidus ou de circuits électroniques usagés. Cet opérateur était chargé de l’entretien des équipements et des installations électriques sur tout le site de traitement de déchets par hydrométallurgie.
Le travail s’effectuait en poste 3×8.
Cela entraînait notamment l’exposition permanente aux poussières et aux émanations diverses :
✖ Fours : fumées de combustion et chaleur, circuit des gaz,
✖ Filtres électriques ou refroidisseurs,
✖ Métaux lourds.
Il portait des gants amiante lors de l’oxycoupage et des soudures à l’arc.
Il effectuait parfois des travaux dans les combles des bâtiments et sur les charpentes des ateliers divers, dans les lieux couverts de plaques d’Éverite contenant de l’amiante.
Il remplaçait les huiles de transformateurs contenant des polychlorobiphényles.
Il réalisait le nettoyage de pièces et moteurs avec différents produits chimiques (baltane, trichloréthylène), les produits de la fontaine de nettoyage étant remplacés au fur et à mesure à cause de leur toxicité.
Il était exposé à la présence permanente, y compris à l’intérieur des locaux (propres), de poussières et de fumées émises par les installations. La teneur des poussières et des gaz a évolué en fonction des produits traités :
✖ Cuproarséniés venant du Japon.
✖ Les cartes électroniques et les circuits imprimés (platine, or, argent, cuivre, sélénium, tellurium, indium, plomb, palladium, etc.).
✖ Les matières plastiques et la céramique.
Les masques et tenues de protection sont apparus en fonction des obligations sanitaires dans les années 1990, sachant qu’avant, les interventions s’effectuaient avec des masques composés d’un simple tampon de coton sur le nez, dans tous les ateliers de production.
Lors d’interventions d’urgence, le travail pouvait s’effectuer dans les fumées de combustion à haute température.
Expositions
Huiles minérales diélectriques usagées, polychlorobiphényles, amiante, solvants issus du pétrole et solvants
chlorés, HAP et amines aromatiques, métaux lourds, arsenic
Région
Type de mine
Risques
Suivi médical
Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.
Amiante :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
✖ Une consultation médicale
✖ Un examen tomodensitométrique (TDM) thoracique réalisés tous les cinq ans pour les personnes relevant de la catégorie des expositions fortes dans les conditions prévues par le protocole de suivi validé par la Haute Autorité de santé ou tout autre protocole approprié plus favorable.
Arsenic :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
✖ Consultation médicale tous les deux ans.
✖ Radiographie pulmonaire tous les deux ans.
✖ Surveillance dermatologique
✖ Ainsi qu’une surveillance échographique abdominale de l’étage sus-mésocolique tous les deux ans. HAP et amines aromatiques :
Dans le cadre du protocole de la CPAM (amines aromatiques) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un Examen cytologique urinaire tous les deux ans.
Huiles minérales notamment usagées :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
Contact cutané :
✖ Une consultation dermatologique tous les deux ans.
Inhalation de produits de combustion de ces huiles (HAP) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un Examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un Examen cytologique urinaire tous les deux ans.
Solvants issus des hydrocarbures ou chlorés :
Avec l’accord du médecin-conseil : tous les deux ans.
✖ Clearance de la créatinine
✖ Compte d’Addis-Hamburger
✖ NFS
Considérant la nature, la multiplicité et les niveaux d’exposition, il est conseillé que ces examens soient réalisés et complétés d’un examen clinique spécialisé régulier dans une structure compétente en pathologie professionnelle qui coordonnera les examens de dépistage.
Il lui appartiendra, entre autres, d’adapter la surveillance pour les cancérogènes pouvant avoir le même organe cible, notamment ceux non pris en compte par le protocole (particules fines de diesel, émanations des moteurs thermiques, huiles pulvérisées, silice, arsenic par exemple, pourraient justifier une TDM régulière).