Conducteur d’engin diesel du fond, mine de potasse
Description du poste
DATE D’ÉLABORATION : JANVIER 2018
Description des activités
Le conducteur d’engins en fond de mine (Jeep, TP13, Wagner, Flexitrac, locos…) était responsable du contrôle des engins qu’il utilisait pendant le poste.
Il faisait les niveaux du gas-oil, de différentes huiles utilisées sur l’engin (moteur, compresseur, hydraulique et autres si tel était le cas).
Il était amené à dépoussiérer l’engin, ses filtres, l’empilage du collecteur d’échappement, les freins…
Il transportait du personnel, du matériel ou du minerai dans les galeries.
Il pouvait être mis à disposition des mécaniciens ou diésélistes lors de réparations ou dépannages d’engins, devenant ainsi manutentionnaire.
Disposant d’une pince à purger sur son engin, il pouvait s’en servir pour des travaux de sécurisation dans les voies. Il subissait le bruit, les vibrations et l’empoussiérage (sel, potasse, schistes, marnes, fumées de l’engin et celles de tirs de mines) dû à un aérage (primaire, secondaire ou tertiaire).
Il était exposé aux fibres d’amiante provenant de l’ensemble des systèmes de freinage des engins (freins de service et parking), ainsi qu’aux gaz (CO, CO2, les NOX, le CH4 et le radon).
Il travaillait principalement dans l’obscurité.
Les conducteurs de Stocamine, en cas d’épandage de colis de déchets toxiques, pouvaient être exposés aux REFIOMS, REFIDIS, sels de trempe… (Voir la liste de produits stockés à MDPA / Stocamine.)
Expositions
Poussières de minerai : silice, poussières de sel, huiles mécaniques, amiante, particules fines de diesel, émanations des moteurs thermiques, radon, solvants, explosifs et fumées de tir, méthane, oxydes d’azote.
Pour les conducteurs de Stocamine : déchets industriels divers dont PCB, amiante…
Région
Type de mine
Risques
Suivi médical
Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.
Amiante :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
✖ Une consultation médicale
✖ Un examen tomodensitométrique (TDM) thoracique réalisés tous les cinq ans pour les personnes relevant de la catégorie des expositions fortes dans les conditions prévues par le protocole de suivi validé par la Haute Autorité de santé ou tout autre protocole approprié plus favorable.
Huiles minérales usagées (mécaniques) :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
Contact cutané :
✖ Une consultation dermatologique tous les deux ans.
Inhalation de produits de combustion de ces huiles (HAP) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un Examen cytologique urinaire tous les deux ans.
Silice cristalline
Solvants issus des hydrocarbures et des solvants chlorés :
Examen médical tous les deux ans.
✖ Numération formule sanguine, numération des plaquettes tous les deux ans.
HAP dont PCB et amines aromatiques
✖ Surveillance médicale : examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un Examen cytologique urinaire tous les deux ans.
Considérant la nature, la multiplicité et les niveaux d’exposition, il est conseillé que ces examens soient réalisés et complétés d’un examen clinique spécialisé régulier dans une structure compétente en pathologie professionnelle qui coordonnera les Examens de dépistage.
Il lui appartiendra, entre autres, d’adapter la surveillance pour les cancérogènes pouvant avoir le même organe cible, notamment ceux non pris en compte par le protocole (radon, particules fines de diesel, émanations des moteurs thermiques, silice, par exemple, pourraient justifier une TDM régulière). Cette surveillance devra également prendre en compte la chaleur très importante qui facilite la pénétration des ACD dans l’arbre respiratoire.