Agent de conduite locomotives, Lorraine
Description du poste
DATE D’ÉLABORATION : 07/2023
Expositions à l’inhalation de poussières d’amiante
Pour les agents de conduite, très souvent assistés de collègues chargés des manoeuvres, notamment lors des contrôles habituels de maintenance (niveaux d’huile et contrôles d’absence de fuites, etc.), l’exposition avait lieu lors des opérations qui précédaient les déplacements sur sites.
Pour ces contrôles, les volets latéraux du compartiment moteur étaient ouverts et, lors des vérifications, l’opérateur se trouvait en contact direct de plaques d’amiante brut moulées qui capotaient le moteur et la génératrice.
Il y avait un calorifugeage imposant sur le circuit d’échappement du moteur diesel. Cet amiante brut était particulièrement friable du fait des vibrations permanentes du locotracteur, des fibres étaient répandues dans tout le compartiment moteur / générateur / appareillages.
La dégradation de l’amiante impliquait qu’à chaque révision périodique effectuée dans les ateliers principaux, les plaques d’amiante qui recouvraient le groupe moteur/générateur ainsi que les cordons amiante (plus d’une dizaine de mètres pour le calorifugeage de l’échappement) étaient systématiquement remplacés par les mécaniciens diésélistes de l’atelier.
En dehors des révisions périodiques des locomotives faites en atelier, il était fréquent de remplacer des sabots de freins qui équipaient les roues du locotracteur (deux sabots/roues) ; ces interventions sur une fosse étaient effectuées par le conducteur avec le mécanicien disponible.
Les sabots étaient constitués principalement d’un alliage contenant de l’amiante résistant, mais plus tendre que l’acier pour ne pas user prématurément les roues de la motrice.
En cabine (4 à 6 h/j), les opérateurs étaient exposés aux poussières d’amiante : la cabine non isolée, non pressurisée était séparée du compartiment moteur et des appareillages électriques par de simples tôles ajourées.
Le brassage de l’air dans le compartiment moteur était assuré par un ventilateur puissant et, a fortiori, une partie des fibres qui se retrouvaient au-dessus des moteurs et des appareillages électriques se répandait également dans la cabine du conducteur.
Autres expositions
Le conducteur de la locomotive respirait les poussières environnementales sur les stocks, le lavoir, la centrale électrique, les cokeries, la VAC (vente au comptant) : poussières de charbon, de coke, schistes ainsi que les vapeurs des produits chimiques des cokeries, benzène, vapeurs de goudron et autres produits chimiques de la cokerie.
Région
Type de mine
Risques
Suivi médical
Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.
Amiante :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
✖ Une consultation médicale
✖ Un examen tomodensitométrique (TDM) thoracique réalisés tous les cinq ans pour les personnes relevant de la catégorie des expositions fortes dans les conditions prévues par le protocole de suivi validé par la Haute Autorité de santé.
Hors protocole ou avec l’accord du médecin-conseil de la caisse :
✖ Au moins une fois, EFR avec diffusion du CO pour référence (amiante, évaluation de l’existence d’une pneumoconiose).
HAP, particules fines de diesel et amines aromatiques (benzopyrènes, particules fines de diesel et gaz d’échappement des moteurs thermiques) :
Dans le cadre du protocole de la CPAM (amines aromatiques) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un examen cytologique urinaire tous les deux ans.
Considérant la nature, la multiplicité et les niveaux d’exposition, ces examens seront réalisés et complétés d’un examen clinique spécialisé régulier dans une structure hospitalière compétente en pathologie professionnelle.
Notamment, la polyexposition devrait notablement renforcer la surveillance dans ce cadre