Agent ciblage de fond

Description du poste

Le poste d’agent d’entretien de fond comportait notamment

  • L’entretien et la réparation des cheminées d’extraction du minerai. Il était de ce fait exposé par retours d’air des chantiers aux gaz d’échappement des véhicules diesel, les expositions étant identiques à celles des mineurs de fond par contiguïté. Ce poste comprenait également des opérations de découpage au chalumeau et de soudage à l’arc (réparation des cheminées et des trémies), ce qui exposait au chrome hexavalent. Ce travail était effectué en espace plus confiné, ce qui majorait notablement les expositions.
  • Les travaux d’exhaure (curage des fonds de puits et des albraques).
  • La réparation des colonnes de tuyauterie et d’eau et l’installation des colonnes de remblayage hydraulique qui rejoignaient les chantiers par les retours d’air. Là encore, il était exposé aux retours d’air des chantiers.
  • L’acheminement du fioul au fond et le remplissage des réservoirs des engins, ce qui exposait directement aux émanations du carburant.
  • L’acheminement des substances explosives jusqu’au front de taille.

L’ensemble de ces travaux exposait par contiguïté aux mêmes risques que les mineurs de fond : Les opérations effectuées par les mineurs de fond consistaient, tout d’abord, en la « foration » à l’aide de marteaux perforateurs pneumatiques qui fonctionnaient à l’air comprimé, mais lubrifiés par de l’huile minérale (performa 100) dont le mélange à l’air comprimé rendait les vapeurs d’huile inhalables y compris les résidus chauffés par frottement. Cette première phase exposait par conséquent aux huiles minérales notamment dégradées, par inhalation et par contact. Cette foration engendrait un empoussièrement minéral, ce qui exposait aux poussières de silice contenue dans la roche, mais aussi aux poussières de matériaux radioactifs et au radon présent dans ces mines.
Après la foration commençaient les opérations de minage à l’aide d’explosifs (dans une première période, constitués de dynamite-gomme puis de nitrate-fuel). Outre les vapeurs nitreuses dégagées par les explosifs avant le tir, après le tir, même après une période de sûreté, restaient des oxydes d’azote et de monoxyde de carbone. Le résultat du tir vaporisait là encore des poussières de minerai et de roche.
Il participait ensuite, après le tir, à la réinstallation de l’aréage et l’arrosage des déblais.
Puis, au déblayage à l’aide de scrapeurs d’abord électriques ou à air comprimé puis diesel à partir des années 1980. Plusieurs fonctionnaient à plein régime et diffusaient des gaz d’échappement (exposition aux HAP et aux particules fines) et l’opération elle-même générait des poussières minérales. Ces engins, quel que soit leur mode de fonctionnement, sollicitaient de façon très intense les embrayages et les freins constitués d’amiante (entretien très fréquent), ce qui dans cet espace confiné générait des particules d’amiante inhalables. Il en était de même pour les véhicules de service, eux aussi diesel, dont les freins et les embrayages ne résistaient pas au-delà de 600 km.

Venait s’ajouter parfois une opération de lixiviation qui consistait, pour extraire le minerai d’uranium, en un arrosage d’eau et d’acide sulfurique.

Ensuite venait la phase de « gunitage ». Il s’agissait de stabiliser les parois des galeries, ce qui s’effectuait par projection à l’aide d’une machine alimentée par un compresseur diesel, ce qui exposait également aux gaz d’échappement. La projection s’effectuait à l’aide de ciment puis, avec le temps, d’un mélange ciment-résine. Cette phase exposait au ciment puis aux résines (de nature inconnue, mais pouvant contenirdes amines aromatiques).

Région

Type de mine

Risques

Liés à l'environnement
Bruit   Cokerie   Fonderie   

Suivi médical

Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.

Le poste d’agent d’entretien de fond comportait notamment : L’entretien et la réparation des cheminées d’extraction du minerai. Il était de ce fait exposé par retours d’air des chantiers aux gaz d’échappement des véhicules diesel, les expositions étant identiques à celles des mineurs de fond par contiguïté. Ce poste comprenait également des opérations de découpage au chalumeau et de soudage à l’arc (réparation des cheminées et des trémies), ce qui exposait au chrome hexavalent. Ce travail était effectué en espace plus confiné, ce qui majorait notablement les expositions. Les travaux d’exhaure (curage des fonds de puits et des albraques). La réparation des colonnes de tuyauterie et d’eau et l’installation des colonnes de remblayage hydraulique qui rejoignaient les chantiers par les retours d’air. Là encore, il était exposé aux retours d’air des chantiers. L’acheminement du fioul au fond et le remplissage des réservoirs des engins, ce qui exposait directement aux émanations du carburant.

Type d'environnement
Type de produit