Ouvrier salle d’or, fusion de lingots
Description du poste
DATE D’ÉLABORATION : 05/01/2026
Description des activités
Les ouvriers étaient chargés de la réalisation de lingots de doré « mélange or/argent ». L’élution qui consiste à désorber l’or stocké dans les charbons actifs récupérés dans les cuves de cyanurations.
Le process consiste à mettre les charbons dans une colonne d’élution et à envoyer avec une pompe de l’éluât, fabriqué avec 4 % de soude et 6 % de cyanure.
Les jus récupérés riches en or et en argent sont traités par électrolyse : les solutions éluantes aurifères sont acheminées vers les cuves à électrolyse où l’or et l’argent en solution se déposent sur des cathodes en laine d’acier.
Les métaux précieux fixés sur les cathodes sont ensuite fondus en lingots dorés « Mélange or/argent », dont la teneur moyenne est de 65 % d’or et 25 % d’argent plus 10 % de cuir et autres métaux.
La fusion se fait dans un creuset à 1 200° C.
Ce poste de travail se déroule dans un bâtiment clos avec une toiture amiante, lors de la fusion se dégage
beaucoup de chaleur.
Expositions
✖ Cyanure
✖ Soude
✖ Poussières de minerai
✖ Silice
✖ Arsenic
✖ Radon
✖ Cadmium
✖ Plomb
✖ Amiante
Région
Type de mine
Risques
Suivi médical
Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.
Arsenic, Silice, Radon, Cadmium, Amiante
✖ Une consultation médicale tous les deux ans
✖ Un scanner thoracique basse intensité sans injection de produit de contraste tous les trois ans (du fait des poly-expositions)
✖ EFR complètes une fois pour éventuelle comparaison
✖ Consultation ORL tous les deux ans
✖ Hémogramme tous les deux ans
✖ Surveillance dermatologique tous les deux ans
Considérant la nature, la multiplicité et les niveaux d’exposition, il est conseillé que ces examens soient réalisés et complétés d’un examen clinique spécialisé régulier dans une structure compétente en pathologie professionnelle qui coordonnera les examens de dépistage.
Notamment, il appartiendra à cette structure d’adapter la surveillance pour les cancérogènes pouvant avoir le même organe cible, notamment ceux non pris en compte par le protocole.