Mineur haveur en taille de havage intégrale, mine de potasse

Description du poste

DATE D’ÉLABORATION : DÉCEMBRE 2017

Description des activités
Le mineur haveur en taille était transporté depuis le puits sur un engin diesel de type TP13 jusqu’à son lieu de travail.

La taille se présentait sous forme d’un long couloir d’environ 250 m et soutenu par des piles hydrauliques, compris entre deux voies de service, une pour le transport personnel et matériel et l’autre pour la desserte du minerai de potasse.

La haveuse intégrale halée par un treuil (50 à 70 t) avançait le long du banc de minerai qu’elle broyait et déversait dans un convoyeur à chaîne. Le haveur contrôlait sa machine et la préparait pour l’abattage du minerai, il changeait les pics auto-affûtants au carbure de tungstène et graissait ou huilait leurs logements.

Il forait les trous d’ancrage (perforatrice électrique ou hydraulique) pour accrocher la chaîne de halage sur des sabots spéciaux utilisés à cet effet. Il se servait de la résine de scellement pour renforcer ces ancrages.

Il utilisait des vérins rattrapeurs de mou pour les chaînes et manipulait les piles hydrauliques du soutènement marchant (alimentées par de l’eau et une émulsion pouvant atteindre les 400 bars de pression). Ces piles généraient beaucoup de fuites.

Pendant le cycle de marche de la machine, il subissait les poussières de havage (potasse et schistes), les fumées de tir, le foudroyage des terrains derrière les piles qui généraient des gaz (méthane et radon) et à nouveau, des poussières de schistes et anhydrites provenant des terrains sous-jacents.

Avec l’aérage, tous les travaux de chargement, de transport des engins diesel, d’entretien minier, en amont de sa tâche, l’exposaient au quotidien.

Expositions
Poussières de minerai : silice, poussières de sel, huiles mécaniques et hydrauliques, amiante, explosifs et fumées d’explosifs, particules

Suivi médical

Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.

Amiante :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
✖ Une consultation médicale
✖ Un examen tomodensitométrique (TDM) thoracique réalisés tous les cinq ans pour les personnes
relevant de la catégorie des expositions fortes dans les conditions prévues par le protocole de suivi
validé par la Haute Autorité de santé ou tout autre protocole approprié plus favorable.

Huiles minérales usagées :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
Contact cutané :
✖ Une consultation dermatologique tous les deux ans.
Inhalation de produits de combustion de ces huiles (HAP) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un Examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à
l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un Examen cytologique urinaire tous les deux ans.

Silice cristalline

Résines polyuréthanes (amines aromatiques)

Explosifs et fumées de tirs d’explosifs (HAP) : notamment dérivés nitrés et chloronitrés des hydrocarbures
benzéniques, oxyde de carbone, vapeurs nitreuses.
Examen médical tous les deux ans.

Numération formule sanguine, numération des plaquettes tous les deux ans.
Considérant la nature, la multiplicité et les niveaux d’exposition, il est conseillé que ces examens soient réalisés et complétés d’un examen clinique spécialisé régulier dans une structure compétente en pathologie professionnelle qui coordonnera les examens de dépistage.

Il lui appartiendra, entre autres, d’adapter la surveillance pour les cancérogènes pouvant avoir le même organe cible, notamment ceux non pris en compte par le protocole (radon, particules fines de diesel, émanations des moteurs thermiques, huiles pulvérisées, silice, par exemple, pourraient justifier une TDM régulière). Cette surveillance devra également prendre en compte la chaleur très importante qui facilite la pénétration des ACD dans l’arbre respiratoire.

Type d'environnement
Type de produit