Boutefeu, mine d’or
Description du poste
DATE D’ÉLABORATION : SEPTEMBRE 2017
Description des activités
Ces opérateurs avaient la charge d’installer et d’entretenir les lignes de tir reliant le fond au poste de tir situé au jour. Ils circulaient très souvent dans les retours d’air, étant ainsi exposés aux aléas de ceux-ci.
Ils utilisaient des engins diesel pour transporter le matériel et étaient amenés très régulièrement à manipuler des charges lourdes manuellement.
Les mineurs boutefeux ne disposaient pas de protection particulière pour tout ce travail : masque en papier pour le visage ou nez de cochon avec filtre en papier alvéolé, bleu de travail, gants, casque, bottes de sécurité.
Comme tous les mineurs, ils portaient à la ceinture une batterie pour faire fonctionner leur lampe, celle-ci était remplie d’acide. Très fréquemment, les batteries fuyaient, perçaient les vêtements et irritaient la peau.
Expositions
Poussières de minerai : silice, arsenic, radon, cadmium, plomb. Émanations des moteurs thermiques, particules
fines, gaz d’explosifs.
Région
Type de mine
Risques
Suivi médical
Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.
Arsenic :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
✖ Consultation médicale tous les deux ans.
✖ Radiographie pulmonaire tous les deux ans.
✖ Surveillance dermatologique
✖ Ainsi qu’une surveillance échographique abdominale de l’étage sus-mésocolique tous les deux ans.
HAP, particules fines et amines aromatiques :
Dans le cadre du protocole de la CPAM (amines aromatiques) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un examen cytologique urinaire tous les deux ans.
Silice cristalline
Considérant la nature, la multiplicité et les niveaux d’exposition, il est conseillé que ces examens soient réalisés et complétés d’un examen clinique spécialisé régulier dans une structure compétente en pathologie professionnelle qui coordonnera les Examens de épistage.
Il lui appartiendra, entre autres, d’adapter la surveillance pour les cancérogènes pouvant avoir le même organe cible, notamment ceux non pris en compte par le protocole (particules fines de diesel, émanations des moteurs thermiques, huiles pulvérisées, silice, arsenic par exemple, pourraient justifier une TDM régulière).