Mineur de fond, mine d’ardoise

Description du poste

Le métier de mineur a évolué à partir de l’année 1996. En effet, avant cette date, la foration des trous de mines se faisait avec un marteau pneumatique manuel de marque « PUMA », alors qu’après le mineur utilisait des engins de foration sur pneus ou chenilles.

Le travail s’effectuait soit en chambre d’extraction de la pierre d’ardoise, soit en chantier d’avancement de galerie.

L’engin se déplaçait avec un moteur thermique diesel et en électrique pour la foration.

En chambre, le métier consistait à forer tout autour du banc d’ardoise pour faire un découpage et ainsi, après minage d’explosif dans les mines, faire tomber le banc d’ardoise de 50 mètres de long, voire plus, sur 3 mètres de profondeur et 3,50 mètres de hauteur car en dessous il y avait le vide.

En avancement, le travail consistait à forer un certain nombre de trous de mines pour pouvoir arracher la matière. La galerie était à la dimension de 4 mètres sur 4 mètres et de profondeur de foration de 3 mètres. Un système de ventilation était mis en place à l’arrière car l’engin et le salarié se trouvaient en cul-de-sac. Il faisait souvent chaud et il y avait un mélange de poussière et de gaz d’échappement car souvent une chargeuse sur pneus travaillait à quelques mètres derrière pour évacuer le déchet d’ardoises du tir précédent.

Le salarié exécutait certaines fois aussi le minage des mines à la dynamite.

Il y avait la réalisation de petits puits effectuée avec des marteaux manuels. Le petit puits était très restreint (3 × 3 mètres) avec une hauteur d’à peu près 25 mètres, que l’on réalisait avec une cage que l’on appelait « JORA », tirée par un treuil qui se trouvait au-dessus, les deux étaient reliés par un câble qui passait par un trou de sonde, l’avancement en hauteur par tir était d’à peu près 2 mètres.
✖ Poussières et vapeurs d’huile.
✖ Protection : masques FFP3 ou FFP2.

Expositions : poussières d’ardoises, silice cristalline, radon, émanations de moteur diesel (particules fines, HAP…), huile de lubrification vaporisée des perforateurs, gaz d’explosifs

Suivi médical

Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.

Surveillance :

  1. Amines aromatiques, huiles minérales :
    ✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
    ✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un examen cytologique urinaire tous les deux ans.
    ✖ Une consultation dermatologique tous les deux ans.
  2. Huiles minérales
    Contact cutané
    ✖ Une consultation dermatologique tous les deux ans.
    Inhalation de produits de combustion de ces huiles (HAP)
    ✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
    ✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un examen cytologique urinaire tous les deux ans.
  3. Surveillance silice, particules fines, radon
    ✖ Examen tomodensitométrique (TDM) thoracique réalisé tous les trois ans
Type d'environnement
Type de produit