Arrimeur, poste de surface, mine d’ardoise
Description du poste
Le poste d’arrimeur consistait dans le conditionnement de l’ardoise, tri et mise en palettes.
L’arrimeur était cariste, il gérait les palettes vides et pleines.
Les fendeurs sélectionnaient les ardoises par modèle une fois qu’elles étaient fendues. Ensuite, ils formaient des paquets, selon l’épaisseur et les modèles, de 25 à 50 ardoises, puis les envoyaient sur un circuit de rouleaux pour les emmener dans l’atelier où se trouvaient les postes de l’arrimage.
Dans cet atelier se trouvaient huit rampes de rouleaux qui définissaient les modèles envoyés par les fendeurs.
Un poste de tri mobile servait à l’arrimeur pour trier les ardoises. Cela consistait à enlever les cassées, les trop épaisses, les trop plates, les trop voilées et les défauts de fracturation. Les paquets passaient dans le poste de tri. L’arrimeur appuyait sur un bouton qui faisait basculer les paquets sur le champ pour mieux voir les défauts, une fois cette phase réalisée, il appuyait une nouvelle fois sur le bouton pour faire l’autre champ, le fonctionnement du poste faisait beaucoup de poussières avec le système pneumatique et le claquement des ardoises.
Une fois triés, les paquets descendaient sur les rampes équipées de freins au poste de la mise en palettes.
Deux postes mobiles se trouvaient en face des rampes où les paquets venaient d’être triés.
L’arrimeur déposait les palettes vides à l’intérieur des postes mobiles avec le chariot élévateur, puis se positionnait devant les rampes. Il appuyait sur une pédale pour débloquer les freins et faire descendre les paquets. Il les prenait et les déposait dans la palette. Suivant les modèles et l’épaisseur, dans une palette, on pouvait mettre 1 200 à 2 500 ardoises.
Les épaisseurs allaient de 2,3 mm 3,3 mm 4,5 mm à 6,5 mm
Les formats variaient de 12×22 cm à 46×30 cm. Les paquets de petits formats étaient légers et plus les formats étaient importants, plus ils étaient lourds et la mise en palette était très fatigante et très poussiéreuse.
La mise en palettes faisait que l’arrimeur respirait énormément de poussières, même avec un masque.
C’était sûrement l’un des métiers les plus exposés à la silice cristalline. À cela s’ajoutaient beaucoup de problèmes aux épaules, aux bras, au dos et des coupures.
Une fois la palette finie, il fallait positionner les deux rehausses sur les flancs de la palette à l’aide d’une grosse agrafeuse pas très maniable et lourde.
Ensuite, avec le chariot élévateur, on enlevait la palette et on la déposait au poste de cerclage et d’enregistrement, machine à cercler pneumatique, manipulation difficile et dangereuse, risque de coupure avec le feuillard.
Enfin, il fallait sortir la palette sur l’aire de stockage.
L’arrimeur travaillait tout seul et avait une charge de travail importante, dans l’atelier de fenderie : trois MAFCN (Machine à fendre à commande numérique) et deux postes MAFUC qui n’arrêtaient pratiquement pas, les paquets en flux continu, l’arrimeur devait tout gérer les « fendis » et les vingt modèles d’ardoises taillées pour faire un maximum de palettes par jours.
Métier très épuisant et très usant pour le corps humain.
Exposition : silice cristalline.
Région
Type de mine
Risques
Suivi médical
Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.
Surveillance : Consultation de pathologie professionnelle (surveillance silice).