Agent vulcanisateur de bandes transporteuses, Cévennes

Description du poste

DATE D’ÉLABORATION : 13/10/2018

Ce personnel était classé comme ouvrier qualifié de métier, dans la catégorie électromécaniciens (OQM).

Les responsables étaient des électromécaniciens à qui on adjoignait deux ou trois mineurs. Leurs travaux consistaient à réparer par collage des toiles des bandes transporteuses en caoutchouc situées au fond de la mine.

Pour cela, ils utilisaient de la colle constituée à base de « trichloréthylène ». Mais, au préalable, il fallait qu’ils effectuent le ponçage de la bande transporteuse à l’aide soit d’une ponceuse électrique soit à air comprimé.

Les bandes transporteuses contenaient des particules d’amiante pour éviter qu’elles prennent feu lors de frottements.

Les opérateurs bénéficiaient du permis de conduire d’engins diesel pour acheminer leur matériel et utilisaient l’oxycoupage par bouteille (oxygène et acétylène) pour le démontage des supports métalliques des bandes transporteuses.

Ils employaient également des boulonneuses à air comprimé pour le remontage des infrastructures de la toile.

Ce personnel était amené très régulièrement à manipuler des charges lourdes manuellement. Les agents étaient souvent en position à genoux ou semi-courbée.

Comme tous les mineurs, ils marchaient fréquemment dans de la boue ou de l’eau avec des bottes de sécurité.

Ils étaient exposés aux bruits nombreux et importants qu’il y avait au fond de la mine.

Les mineurs ne disposaient pas de protection particulière pour tout ce travail : masque en papier pour le visage ou nez de cochon avec filtre en papier alvéolé, bleu de travail, gants, casque, bottes de sécurité.

Ils portaient à la ceinture une batterie pour faire fonctionner leur lampe, celle-ci était remplie d’acide. Très régulièrement, les batteries fuyaient, perçaient les vêtements et irritaient la peau.

Suivi médical

Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.

Amiante :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
✖ Une consultation médicale
✖ Un examen tomodensitométrique (TDM) thoracique réalisés tous les cinq ans pour les personnes relevant de la catégorie des expositions fortes dans les conditions prévues par le protocole de suivi validé par la Haute Autorité de santé.

Hors protocole ou avec l’accord du médecin-conseil de la caisse :
✖ Au moins une fois, EFR avec diffusion du CO pour référence.

HAP notamment échappement des moteurs thermiques :
Dans le cadre du protocole de la CPAM (amines aromatiques) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un Examen cytologique urinaire tous les deux ans.

Solvants issus des hydrocarbures ou chlorés dont trichloréthylène :
De natures diverses selon les périodes, leur pouvoir dégraissant était utilisé pour le nettoyage des pièces, le trichloréthylène étant particulièrement présent dans les produits de vulcanisation des bandes. Ils étaient employés en espace confiné fréquemment et sans protection respiratoire, la protection cutanée se limitant aux gants de travail en cuir.
✖ Avec l’accord du médecin-conseil : tous les deux ans.
✖ Clearance de la créatinine.
✖ Compte d’Addis-Hamburger.
✖ NFS.

Chrome VI, poussières et fumées métalliques :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examen complémentaire : examen radiologique pulmonaire tous les deux ans.

Particules fines de diesel
Considérant la nature, la multiplicité et les niveaux d’exposition, ainsi que des expositions non prises en compte dans les protocoles (silice, gaz d’échappement et particules fines des engins diesel), ces examens seront réalisés et complétés d’un Examen clinique spécialisé régulier dans une structure hospitalière compétente en pathologie professionnelle. Notamment, la polyexposition devrait notablement renforcer la surveillance dans ce cadre.

Type d'environnement
Type de produit