Délégué mineur fond, Gardanne
Description du poste
DATE D’ÉLABORATION : 27/07/2018
Le délégué mineur fond était un ouvrier élu par ses pairs. Son rôle était d’examiner les conditions de sécurité pour le personnel. En cas d’accident, il avait également en charge de repérer les conditions dans lesquelles cet accident se serait produit. Il était présent dans tous les services de sa circonscription (atelier central, lavoir, atelier des bandes, chaufferie, compresseur, parc à matériel).
Le délégué était donc exposé à toutes les nuisances de ces services.
Région
Type de mine
Risques
Suivi médical
Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.
Amiante :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
✖ Une consultation médicale
✖ Un examen tomodensitométrique (TDM) thoracique réalisés tous les cinq ans pour les personnes relevant de la catégorie des expositions fortes dans les conditions prévues par le protocole de suivi validé par la Haute Autorité de santé.
Hors protocole ou avec l’accord du médecin-conseil de la caisse :
✖ Au moins une fois, EFR avec diffusion du CO pour référence.
HAP et particules fines de diesel :
Dans le cadre du protocole de la CPAM (amines aromatiques) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un examen cytologique urinaire tous les deux ans.
Huiles électriques et minérales :
Inhalation de produits de combustion de ces huiles (HAP) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un Examen cytologique urinaire tous les deux ans.
Benzène :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : numération, formule sanguine, numération des plaquettes tous les deux ans.
Hors surveillance, mais pouvant potentialiser d’autres cancérogènes : oxydes d’azote et vapeurs nitreuses (tir de mines).
Considérant la nature, la multiplicité et les niveaux d’exposition, je conseille que ces examens soient réalisés et complétés d’un examen clinique spécialisé régulier dans une structure compétente en pathologie professionnelle qui coordonnera les examens de dépistage.
Il lui appartiendra, entre autres, d’adapter la surveillance pour les cancérogènes pouvant avoir le même organe