Electromécanicien fond, Gardanne

Description du poste

DATE D’ÉLABORATION : 27/07/2018

Ce personnel était classé comme ouvrier qualifié de métier (OQM).

Le travail consistait en l’entretien du matériel mécanique et électrique dans les chantiers (coupleurs, réducteurs, concasseurs, bandes transporteuses et de toutes les installations électriques, basse, haute et très haute tension).

Pour la partie électrique, ce sont eux qui installaient les câbles d’alimentation et qui effectuaient les branchements dans des coffrets qui étaient câblés au jour. Pour cela, ils devaient faire passer le câble dans des presse-étoupes en amiante, qui se trouvaient à l’entrée des coffrets, ils adaptaient les joints amiantés en les coupant pour permettre une bonne étanchéité du câble.
Les câbles, pour lutter contre les risques de feu, étaient renforcés avec des feuillards et le PVC contenait de l’amiante. Les coffrets électriques, pour se protéger des coups d’arcs, comprenaient à l’intérieur un revêtement en amiante.

Pour la partie mécanique, les opérateurs avaient la charge de l’entretien et de l’installation des moyens de transport du charbon et du rocher.
Ils disposaient du permis pour conduire les engins diesel.

Les électromécaniciens avaient la responsabilité du montage et de l’entretien des « Ferodo » en amiante, des réducteurs. Une soufflette à air comprimé était utilisée, ce qui fait que les particules d’amiante étaient rejetées dans les galeries.

Ils utilisaient aussi pour le transport du matériel dans les plans inclinés, des treuils « Samia » ainsi que des monorails. Ces deux matériaux étaient composés de freins du « Ferodo ».

Ils employaient journellement et pendant de longues périodes, du matériel à air comprimé pour le montage et le démontage des écrous, matériel à fortes vibrations pour les membres supérieurs. Le tuyau d’air passait dans une bonbonne d’huile (n’importe quelle huile était utilisée), ce qui fait que les émanations et les vapeurs d’huile étaient très présentes.

Le personnel travaillait en permanence dans des positions à genoux ou semi-courbées.

Comme tous les mineurs, ils marchaient très souvent dans de la boue ou de l’eau avec des bottes de sécurité.

Ils étaient soumis aux nombreux et importants bruits qu’il y avait au fond de la mine, à la poussière, à l’humidité, aux vibrations, aux huiles et graisses, manutentions d’objets et pièces lourdes.

Le personnel respirait aussi les gaz d’échappement et les particules fines de diesel ainsi que toutes les particules volatiles (silice et charbon) qui étaient en amont de l’aérage.

En fonction de l’avancement du chantier, il fallait faire le prolongement des câbles électriques, téléphoniques et télégrisoumètriques, les coffrets électriques, matériels très lourds étant donné que tous étaient conçus pour être antidéflagrant, car c’était une mine très grisouteuse.

Ce personnel était amené très régulièrement à manipuler des charges lourdes manuellement.

Il faut ajouter aussi le transport du personnel du puits au chantier avec des engins, soit des scouts soit des TGV, sur des pistes en mauvais états (trous, bosses, dévers, pentes à fort pourcentage). Idem du chantier vers le puits en fin de poste.

Comme tous les mineurs, les électromécaniciens portaient à la ceinture une batterie pour faire fonctionner leur lampe, celle-ci était remplie d’acide. Très fréquemment, les batteries fuyaient, perçaient les vêtements et irritaient la peau.

Suivi médical

Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.

Amiante :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
✖ Une consultation médicale
✖ Un examen tomodensitométrique (TDM) thoracique réalisés tous les cinq ans pour les personnes relevant de la catégorie des expositions fortes dans les conditions prévues par le protocole de suivi validé par la Haute Autorité de santé.
Hors protocole ou avec l’accord du médecin-conseil de la caisse :
✖ Au moins une fois, EFR avec diffusion du CO pour référence.

HAP et PCB :
Dans le cadre du protocole de la CPAM (amines aromatiques) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un Examen cytologique urinaire tous les deux ans.

Huiles électriques et mécaniques :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
Contact cutané :
Une consultation dermatologique tous les deux ans.
Inhalation de produits de combustion de ces huiles (HAP) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à
l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un examen cytologique urinaire tous les deux ans.

Particules fines de diesel
Considérant la nature, la multiplicité et les niveaux d’exposition, je conseille que ces examens soient réalisés et complétés d’un examen clinique spécialisé régulier dans une structure compétente en pathologie professionnelle qui coordonnera les examens de dépistage. Il lui appartiendra, entre autres, d’adapter la surveillance pour les cancérogènes pouvant avoir le même organe cible, notamment ceux non pris en compte par le protocole (particules fines de diesel, silice par exemple).

Type d'environnement
Type de produit