Agent boiseur, Gardanne

Description du poste

DATE D’ÉLABORATION : 27/07/2018

Personnel exposé : à la poussière, au bruit, à la chaleur, à l’humidité, aux vibrations des outils pneumatiques (avec de l’huile pour la lubrification qui se mélangeait avec l’échappement des outils, donc dans l’aérage). Ces opérateurs étaient préposés au boisage des galeries qui consistait, en fonction de l’avancement du chantier :
✖ À faire des trous aux toits, aux parements, avec des boulons de 2,20 m résinés pour le toit et des boulons en fibre de verre de 1,50 m ou 1,80 m résinés pour les parements.
✖ En même temps, à poser des grillages de 2,20 m de large sur 5 m de long.
✖ Puis, boisage avec des billes (poutres métalliques) de 6 m de long, soit des U21 (21 kg au mètre), soit des U29 (29 kg au mètre).
✖ Pose des pieds et des têtes, auxquels il fallait faire une potelle au sol effectuée avec un marteau-piqueur.
✖ Ensuite, à l’aide d’un extenseur « Barnier », on mettait en pression le pied et la tête. (https://mineurdefond.fr/articles.php?lng=fr&pg=71&mnuid=439&tconfig=0 )
✖ Ils les faisaient tenir avec des étireurs et des colliers serrés avec des clés à choc et ça, de chaque côté
de la galerie.

Avec l’avancement du chantier, il fallait faire le prolongement du convoyeur, des tuyaux d’air et d’eau, du « Ventube » (buse qui alimentait le chantier en aérage, car ce chantier était en aréage secondaire) et poser des pieds et têtes au milieu de la galerie.
Tous ces matériels étaient lourds et la manutention difficile.

Suivi médical

Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.

Silice et charbon :
Hors protocole ou avec l’accord du médecin-conseil de la caisse :
✖ Une consultation médicale
✖ Un examen tomodensitométrique (TDM) thoracique réalisés tous les cinq ans pour les personnes relevant de la catégorie des expositions fortes dans les conditions prévues par le protocole de suivi validé par la Haute Autorité de santé.
Au moins une fois EFR, avec diffusion du CO pour référence (amiante + silice, évaluation de l’existence d’une pneumoconiose).

HAP, particules fines de diesel et amines aromatiques (benzopyrènes, particules fines de diesel et gaz d’échappement des moteurs thermiques) :
Dans le cadre du protocole de la CPAM (amines aromatiques) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un examen cytologique urinaire tous les deux ans.

Huiles minérales notamment usagées :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
Contact cutané :
✖ Une consultation dermatologique tous les deux ans.
Inhalation de produits de combustion de ces huiles (HAP) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un Examen cytologique urinaire tous les deux ans.

Poussières de bois
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
Examen médical par un médecin spécialiste en oto-rhino-laryngologie et nasofibroscopie tous les deux ans, dans les conditions prévues par les recommandations produites par la Société française de médecine du travail validées par la Haute Autorité de santé.

Hors surveillance, mais pouvant potentialiser d’autres cancérogènes : oxydes d’azote et vapeurs nitreuses (tir de mines).
Considérant la nature, la multiplicité et les niveaux d’exposition, je conseille que ces examens soient réalisés et complétés d’un examen clinique spécialisé régulier dans une structure compétente en pathologie professionnelle qui coordonnera les Examens de dépistage.
Il lui appartiendra, entre autres, d’adapter la surveillance pour les cancérogènes pouvant avoir le même organe cible, notamment ceux non pris en compte par le protocole (particules fines de diesel, silice par exemple).

Type d'environnement
Type de produit