Ouvrier de jour, mine d’uranium

Description du poste

DATE D’ÉLABORATION : 31/01/2016

Le poste d’ouvrier de jour dans le service GRCM qui traitait l’uranium à faible teneur, ou employé à la reconstitution des sites miniers, comportait notamment :

La technique de la lixiviation, arrosage d’eau et d’acide sulfurique, ce qui exposait les salariés aux vapeurs de ce dernier.

Utilisation des bouteurs pour la mise en place et le déstockage des tas de minerai concassé, ce qui exposait aux gaz d’échappement (exposition aux HAP et aux particules fines), l’opération elle-même générant des poussières minérales.

Mise en place et entretien des tuyauteries afin de recueillir les boues enrichies dans des bassins prévus à cet effet, enrichissant la teneur en uranium, ce qui exposait au risque de contamination interne en fonction du degré d’enrichissement.

Reconstitution des sites miniers à l’aide de bouteurs, ce qui exposait aux poussières minérales.

Région

Type de mine

Risques

Liés à l'environnement

Suivi médical

Examens complémentaires en matière de suivi médical post-professionnel au regard des paragraphes 1° et 2° de l’article 2 de l’arrêté du 28 février 1995.

Rayonnements ionisants et possibilité de contamination interne (et poussières minérales) :
Dans le cadre du protocole de la CPAM :
Tout sujet ayant été surveillé au titre de la catégorie A (ou ex-DATR).
✖ Bénéficie d’un examen clinique et dermatologique tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : examen hématologique.
Lorsqu’une inhalation de substance radioactive aura été notifiée ou possible, comme notamment pour le radon :
✖ Examens complémentaires : et/ou radiographie pulmonaire ; et/ou radiographies osseuses.

HAP (gaz d’échappement des engins diesel) et particules fines de diesel :
Dans le cadre du protocole de la CPAM (amines aromatiques) :
✖ Examen clinique médical tous les deux ans.
✖ Examens complémentaires : un examen biologique urinaire comportant une recherche d’hématurie à l’aide de bandelettes réactives ainsi qu’un examen cytologique urinaire tous les deux ans.

Silice
Considérant la nature, la multiplicité et les niveaux d’exposition, je conseille que ces examens soient réalisés et complétés d’un Examen clinique spécialisé régulier dans une structure compétente en pathologie professionnelle qui coordonnera les examens de dépistage.
Il lui appartiendra, entre autres, d’adapter la surveillance pour les cancérogènes pouvant avoir le même organe cible, notamment ceux non considérés par le protocole (particules fines de diesel, silice par exemple).

Type d'environnement
Type de produit